Iqad al-Himam : Sagesse 19

Publié le 17/12/2017 par Karim C () Partager

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Ne Lui demande pas qu'Il te fasse sortir d'une situation pour qu'il te fasse œuvrer dans une autre, car s'Il l'avait voulu Il t’y aurait employé sans te faire sortir de ton premier état.

 

Parmi la bienséance que doit avoir le connaissant il y a le fait d'être satisfait par la science de Dieu, qui l'affranchi de tout autre que Lui. Lorsque Dieu le place dans une situation ou dans un état, il ne le rejette pas et ne le méprise pas et ne recherche pas non plus à sortir de cet état pour un autre. Si Dieu avait voulu le faire sortir de l'état dans lequel il l'a mis pour qu'il se consacre à une autre chose, Il l'aurait fait sans que la personne ne Lui demande d'en sortir.

Au contraire il demeure dans l'état que le Vrai lui a attribué jusque se soit le Vrai qui le sorte tout comme Il l'a fait rentrer.

Et dis : « Ô mon Seigneur, fais que j’entre par une entrée sincère et que je sorte par une sortie sincère et accorde-moi de Ta part, un pouvoir qui s'appuie sur Ton secours. »

L'entrée sincère se fait quand tu pénètres dans un état spirituel par Dieu et que tu en sortes par Dieu, voilà la compréhension divine, et c'est un signe de réalisation spirituelle. Si le connaissant de Dieu est célibataire il ne souhaite pas se marier, s'il est marié il ne souhaite pas se séparer, s'il est pauvre il ne souhaite pas la richesse, s'il est riche il ne souhaite pas la pauvreté, s'il est en bonne santé il n'espère pas la maladie, et s'il est malade il ne souhaite pas la bonne santé. S'il est puissant il ne souhaite pas le rabaissement et l'humiliation, et s'il est rabaissé et humilié il ne souhaite pas la puissance, s'il éprouve le resserrement il ne souhaite pas la décontraction, et s'il est décontracté il ne souhaite pas le resserrement. S'il est fort il ne souhaite pas la faiblesse, et s'il est faible il ne souhaite pas la force. S'il réside dans un lieu il ne souhaite pas le voyage, et s'il est voyageur il ne souhaite pas devenir un résident. C'est pareil pour tous les autres états qui n'ont pas été évoqués, il attend de voir ce que Dieu fera de lui jusqu'à ce qu'il prenne fin. Et il n'essaye pas de voir comment il va s'occuper de lui-même, mais il essaye plutôt d'être comme un mort entre les mains de celui qui le lave, ou comme le stylo entre les doigts de Dieu, comme le dit l'auteur d'« al Ayniyyah » :

« Je me vois comme un instrument qu'Il manipule

Je suis le stylo est les décrets sont les doigts. »

Dieu le Très-Haut a dit : « Ton Seigneur donne naissance à ce qu'Il veut et Il choisit. Il ne leur a jamais appartenu de choisir. » Gloire à Dieu qui est bien au-dessus de ce qu'ils lui associent. Il dit aussi : « Vous ne voudrez point à moins qu'Il ne le veuille. Et Dieu est Omniscient et Sage. » Dieu a révélé à notre maître David (Daoud) que la paix soit sur lui. : « Ô Daoud, toi tu veux, et Moi Je veux, et il n'adviendra que ce que Je veux. Si tu te soumets à ce que Je veux, Je te donnerais ce que tu veux, si tu ne te soumets pas à ce que Je veux, Je t'épuiserai dans ce que tu veux et il n'adviendra que ce que Je veux. »

Le Prophète, que les prières et les salutations soient sur lui, a dit à Abu Hourayra : « Le stylo s'est asséché concernant ce qui t'arrivera. » Dans une autre parole prophétique il dit : « Les stylos ce sont asséchés et les pages ont été rangées. » Le maître de nos maitres Sidi Ahmad Al Yamani a dit quand on l'interrogea à propos de la réalité de la sainteté : « La réalité de la sainteté c'est lorsque le saint est assis à l'ombre il ne désire pas s'assoir au soleil et s'il est assis au soleil il ne désire pas s'assoir à l'ombre. » Il s’agit d’une situation où nous avons le choix, on ne parle pas des choses vitales. Nous avons évoqués précédemment les dires du maître Sidi Ali : « Un des attributs du saint (parfait) accompli, c'est qu'il ne ressent aucune nécessité si ce n'est d'être dans l'état où Son Maître l'a établi sur le moment. » Cela veut dire qu'il n’a de volonté que de ce qui émane du détenteur de la puissance, son âme ne désire point d'autre que Lui.

Je dis que lorsqu'une manifestation de Dieu descend sur le connaissant à ce sujet, et le fait passer d'un état à un autre, il se doit de rester dans l'attente en patientant jusqu'à ce qu'il comprenne que cela vient de Dieu par un signe, une indication intérieure ou extérieure, visible ou invisible ou un appel sensoriel ou intérieur. Il doit écouter Ses appels. Dieu s'adresse à lui par le biais de ce qu'Il fait de lui. Ce qui vient d'être dit a été expérimenté avec succès chez les connaissants, à tel point qu'ils n'agissaient qu'avec l'autorisation de Dieu et de son Prophète. Il n’y a donc aucune séparation entre les gens de l'Unicité absolue, que Dieu nous donne le privilège de faire partie de leur groupe. Amine. Tout ceci ne concerne que les états et les situations qui sont conforme à la Loi (shari'a). Si ce n'est pas le cas, que la personne recherche à en sortir par tous les moyens. 

La quatrième règle de bienséance : Toujours en revenir à Lui en toutes choses et en toutes circonstances. 

Le maître a dit :

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